Yo !
L’ArchiLAN, c’est l’histoire d’un défi ambitieux : organiser une LAN Randomizer Multiworld sur un campus universitaire. Un week-end entier dédié au gaming, au partage et à la découverte d’un format de jeu original. Avec 34 joueurs réunis et une retransmission en live, cette première édition a été une aventure aussi intense qu’enrichissante.
La genèse du projet
Tout a commencé avec une simple idée : faire découvrir l’outil Archipelago à des passionnés autour d’un événement qui sort des sentiers battus. Les Randomizer Multiworld sont des formats exigeants, nécessitant non seulement une excellente coordination, mais aussi une infrastructure technique solide. L’objectif était de créer une expérience immersive, où chaque joueur aurait un rôle unique à jouer dans la progression des autres. Si vous êtes intéressez sur ce concepts vous pouvez retrouver un de mes articles qui traite du sujet ici.
Grâce à deux sponsors, nous avons pu bénéficier de locaux adaptés et de boissons pour tenir le rythme du week-end. Le soutien logistique a été précieux pour permettre à l’événement de voir le jour.
La mise en place : un défi logistique et une entraide précieuse
L’installation de la LAN s’est avérée plus complexe que prévu. Malgré une organisation minutieuse, nous avons rencontré un grand retard dans la mise en place du matériel et des connexions. Une des grandes leçons apprises est l’importance de déléguer davantage et de mieux anticiper les imprévus. Heureusement, grâce à l’entraide et à la motivation des participants, des organisateurs et même des spectateurs curieux, tout a pu être lancé, avec un peu de retard, mais dans de bonnes conditions.
Un aspect qui m’a particulièrement marqué est l’implication du Bureau des Étudiants (BDE), qui a pris en charge toute la gestion de la nourriture. Ne pas avoir à me soucier de cet aspect a été un vrai soulagement et m’a permis de me concentrer pleinement sur l’événement. C’est dans ces moments-là qu’on réalise l’importance d’une bonne équipe et de la solidarité entre tous les acteurs d’un projet.
Un format exigeant mais passionnant
Avec 22 jeux terminés, la LAN a démontré l’engagement et la persévérance des participants. Chaque joueur a dû gérer sa propre progression tout en collaborant avec d’autres, un défi mental intense qui a mis à l’épreuve leurs compétences et leur endurance.
De mon côté, j’ai également pris un rôle que je ne maîtrisais pas totalement : caster l’événement en live. Une expérience nouvelle, avec son lot d’appréhensions, mais qui s’est avérée extrêmement formatrice. Il est toujours difficile d’accepter de se voir sous un autre jour, surtout en direct. Pourtant, l’exercice m’a permis de mieux comprendre l’importance de la spontanéité et du dynamisme dans une animation.
Mais ce n’est pas tout. En plus du casting, j’ai énormément appris sur la gestion du direct, le réglage du son et la gestion des micros. Des détails qui peuvent sembler insignifiants, mais qui sont essentiels pour assurer une diffusion fluide et agréable. Gérer les niveaux sonores, éviter les échos, s’adapter aux voix des différents intervenants… autant de défis techniques qui m’ont fait réaliser à quel point ce rôle demande une vraie maîtrise.
La gestion de la fatigue : un défi en soi
Un des aspects les plus marquants de cet événement a été la gestion de la fatigue. En l’espace de deux nuits, j’ai réussi à dormir environ 8 heures, ce qui est relativement correct par rapport à certains étudiants qui ont à peine fermé l’œil. Entre l’organisation, la gestion technique, l’animation du stream et la participation aux différentes activités, il était difficile de trouver des moments pour se reposer.
Cette expérience m’a fait prendre conscience de l’importance d’intégrer des plages de repos dans l’organisation d’un événement de cette ampleur. La fatigue a un réel impact sur la concentration et l’efficacité, et prévoir des moments de pause permettrait d’améliorer l’expérience générale, tant pour les organisateurs que pour les joueurs.
Des moments de convivialité inoubliables
Au-delà de la compétition et des défis techniques, l’ArchiLAN a aussi été l’occasion de partager des moments de détente et de convivialité. Plusieurs activités annexes ont permis aux participants de souffler et de s’amuser entre deux sessions de jeu intense :
- Un blind test de mashup : un jeu musical où il fallait reconnaître les deux morceaux célèbres qui composaient la musique jouée. Un défi surprenant qui a mis les oreilles de tout le monde à l’épreuve !
- Un GeoGuessr des jeux vidéo : les participants devaient identifier un jeu à partir d’une seule image tirée de celui-ci. Chaque bonne réponse permettait de gagner un bonus pour la run Archipelago, offrant ainsi un réel impact sur la progression dans la LAN.
- Des parties libres entre joueurs : le soir, les participants ont profité de moments plus détendus pour jouer à des jeux en équipe sans lien avec Archipelago. Une équipe Overwatch a même été montée sur place, offrant des instants de pur fun et de camaraderie.
Ces moments ont renforcé l’esprit d’équipe et l’entraide entre les joueurs, et ont permis à tous de profiter d’un événement qui allait bien au-delà de la simple compétition.
Des chiffres impressionnants
Au-delà du ressenti, quelques statistiques permettent de mesurer l’ampleur de l’événement :
- 5 To de données transférées en 48h.
- Un pic à 389 Mo/s de téléchargement.
- Une moyenne de 60 Mo/s d’upload sur la durée de l’événement.
- Un pic à 48 clients connectés simultanément sur une même borne WiFi.
- 33h de stream au total.
- Un maximum de 19 spectateurs en simultané, avec une moyenne de 10 spectateurs constants.
- 3200 spectateurs uniques au cours du week-end.
Ces chiffres montrent que malgré les défis, l’événement a su capter l’attention et offrir une infrastructure stable pour une expérience optimale.
Ce que j’en retiens
L’ArchiLAN a été une expérience riche en enseignements :
- L’importance de l’entraide : sans le soutien des organisateurs, des joueurs, du BDE et même des spectateurs, l’événement n’aurait pas eu la même saveur.
- Apprendre à déléguer : vouloir tout gérer seul est une erreur, et faire confiance aux bonnes personnes est clé.
- Accepter des idées différentes : même si certains choix ne me plaisaient pas forcément, ils ont contribué à la réussite de l’événement.
- Sortir de sa zone de confort : animer un live, gérer les imprévus, assumer une nouvelle facette de moi-même… Autant d’éléments qui m’ont fait évoluer.
- Prévoir des plages de repos : la fatigue accumulée en 48h était un véritable défi. Mieux structurer l’événement avec des temps de pause aurait amélioré le confort général.
- Maîtriser l’aspect technique du streaming : la gestion du son et des micros était un challenge, et j’ai pris conscience de l’importance de ces éléments dans la réussite d’un live.
Et après ?
Cette première édition était un test, et malgré les obstacles, elle a prouvé que l’idée fonctionnait. Pour l’avenir, nous réfléchissons déjà à une évolution de la formule. Plusieurs pistes sont envisagées :
- Un format à distance, permettant de rassembler encore plus de joueurs sans contrainte géographique.
- Une édition sur place, avec une organisation optimisée et des améliorations techniques sur des concepts différents.
- L’exploration d’autres technologies comme Archipelago qui pourraient enrichir l’expérience des joueurs.
L’ArchiLAN, c’était avant tout une aventure humaine et vidéoludique unique, et une preuve que même avec peu de moyens, une grande motivation peut transformer un projet ambitieux en une réussite.
Je vous laisse quelques photos de ce beau et long weekend.















